Pourquoi porter des genouillères de protection au travail ?

  • 3 septembre 2019
Pourquoi porter des genouillères de protection au travail ?
Carreleurs, soudeurs, viticulteurs, plombiers, … de nombreux professionnels doivent se mettre à genoux pour travailler. C’est pourtant une posture pénible qui, à force de trop solliciter les genoux, peut entraîner des troubles musculo-squelettiques, des callosités, des blessures et un hygroma du genou. Il est alors essentiel d’offrir des protections adaptées aux travailleurs et parmi les équipements phares, on cite les genouillères.

Pourquoi porter des genouillères de protection au travail ?

Le fait de se mettre à genoux de manière répétitive peut engendrer des troubles sur le long terme. Cela peut être occasionné par la pression du poids du corps sur les genoux, par le contact avec des zones d’appui irrégulières, le contact avec un sol humide ou couvert de particules comme le ciment, … Les risques sont multiples, mais les plus courants sont :
  • l’hygroma du genou ou bursite : il est la conséquence, sur le moyen et long terme, d’un appui prolongé sur le genou. Il a été déclaré maladie professionnelle au titre du tableau 57-D du régime général. L’hygroma se traduit par une augmentation progressive du volume de la bourse séreuse à cause des microtraumatismes répétitifs dont le genou est victime à force de s’agenouiller. Au début, il peut se traduire par une simple gêne au niveau des genoux, mais sur le moyen et le long terme, la gêne se mue en douleur chronique, voire en une surinfection. A ce stade-là, une intervention chirurgicale sera nécessaire pour y remédier.
  • les lésions méniscales qui correspondent au tableau 79 du régime général : elles sont majoritairement occasionnées par une position agenouillée ou accroupie prolongée.
  • la compression du nerf sciatique poplité externe : prévue au tableau 57-D du régime général, cette maladie professionnelle est souvent due à une position accroupie prolongée.
Afin de réduire tous ces risques, prévoir des protections de genoux à chaque travailleur concerné est plus que recommandé. Ces protecteurs sont considérés comme des équipements de protection individuelle (EPI). En tant que tel, une procédure doit être respectée en amont. En savoir plus sur les genouillères de protection ici

Quand fournir des genouillères de protection aux travailleurs ?

Avant de fournir des protecteurs de genoux aux ouvriers, l’employeur doit d’abord détecter les risques réels possibles. Il doit ensuite essayer de les supprimer, ou du moins de les réduire en surélevant, par exemple, le poste de travail afin d’éviter ces postures pénibles. Quand cela n’est pas envisageable, il doit mettre en place des mesures de protection collectives. Ce n’est que lorsqu’aucun autre moyen de protection n’est possible que les genouillères de protection sont fournies. Pour ce faire, une procédure spécifique doit également être suivie. La première étape consiste à remplir une fiche afin de choisir au mieux les protecteurs adaptés. Il revient aux employeurs de la remplir. La seconde étape consiste à choisir les protections les plus adaptées.

Comment choisir les genouillères de protection ?

Pour une protection efficace, il faut utiliser des genouillères adaptées. Pour ce faire, divers critères de sélection doivent être pris en compte :
  • Le type de protecteur :
On distingue quatre types de protecteurs pour les genoux comme établis par la norme EN 14404 « Equipements de protection individuelle – Protection des genoux pour le travail à genoux ». On cite :
  • Les genouillères de type 1 : il s’agit de genouillères indépendantes du vêtement de dessous et que l’on attache autour de la jambe.
  • Les genouillères de type 2 : il s’agit de plaques, généralement en mousse ou en d’autres rembourrages, que l’on doit insérer dans des poches fixées au pantalon de travail à hauteur des genoux. Certains modèles peuvent être ajustés à la morphologie de l’utilisateur, d’autres affichent des rainures ou d’autres types de reliefs pour une meilleure adhérence au sol tandis que d’autres sont réglables.
  • Les genouillères de type 3 : il s’agit de dispositifs spécifiques que l’on ne fixe pas au corps, mais que l’on met en place sur le poste de travail. Le dispositif peut accueillir soit un seul genou, celui placé au sol, soit les deux genoux. Prenant la forme d’une plaque, il peut être en mousse ou en d’autres matériaux absorbants.
  • Les genouillères de type 4 : il s’agit également de dispositifs, mais plus développés que les types 3. En ce sens, ils proposent souvent d’autres fonctionnalités comme le cadre pour aider le travailleur à se relever ensuite. Aussi, ce dispositif prend généralement la forme d’un tabouret agenouilleur et est donc légèrement surélevé par rapport au type 3 qui se place directement sur le sol.
  • Les risques contre lesquels on se protège :
L’employeur, après avoir déterminé la nature des risques, peut maintenant choisir les genouillères de protection les mieux adaptées. Il aura le choix entre les modèles protégeant contre :
  • les risques électrostatiques : il faudra utiliser des protecteurs compatibles avec les atmosphères explosives ou zones ATEX.
  • les risques mécaniques : on distingue trois niveaux de protection contre ces risques à savoir :
  • le niveau 0 : lorsque le travailleur doit opérer sur des sols lisses et propres
  • le niveau 1 : lorsque le travailleur doit s’agenouiller sur un sol brut avec des aspérités ou des objets inférieurs à 1 cm
  • le niveau 2 : lorsque le travailleur doit s’agenouiller sur des plateformes à risques comme des roches brisées ou des aspérités d’une épaisseur supérieure à 1 cm, des sols à risques de perforation ou de coupure, …
  • les risques thermiques et climatiques : quand le travailleur doit s’agenouiller sur des sols chauds ou froids, il faut utiliser des protecteurs suffisamment isolants afin de protéger contre les températures élevées ou trop faibles.
  • les risques liés à l’humidité ou à d’autres types de liquides : pour que le travailleur n’ait pas à s’agenouiller sur des sols recouverts de liquides ou d’autres types de fluides, il faudra opter pour des protecteurs spécifiques. Attention, en cas de liquides spécifiques, il faudra penser à demander si les protections y résistent bien.
  • les contraintes relatives à l’activité : le type de genouillères doit également prendre en compte les contraintes relatives aux missions du travailleur. Doit-il s’agenouiller régulièrement ? Combien de temps doit-il garder cette posture ? Le poste de travail est-il fixe (maintenance par exemple) ou mobile (carreleur qui doit bouger à chaque carreau posé) ? Le travailleur devra-t-il marcher sur une courte durée puis s’agenouiller ? Le travailleur a-t-il besoin de genouillères à la surface glissante pour bouger facilement ou au contraire à la surface texturée pour une bonne adhérence au sol ?
  • D’autres caractéristiques essentielles à certains métiers :
Il arrive que certains métiers nécessitent des exigences particulières. Il faudra donc en tenir compte durant le choix. Les couvreurs ont par exemple besoin de genouillères avec surface antidérapante. Dans tous les cas, il faudra privilégier les modèles répondant aux exigences de la norme EN 14404 et qui affichent le marquage CE.    

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